L’interculturel à l’épreuve du numérique

Sarah KAMALY, Institut Français d'Egypte

Notre étude tente de cerner les problématiques liées aux nouvelles approches en sciences cognitives et les Acao (Apprentissages Collectifs Assistés par Ordinateur). Nous proposons d’apporter quelques éléments de réponse aux interrogations suivantes : Quels usages des Tice permettent d’optimiser l’apprentissage de l’interculturel ? Peut-on se demander si le numérique amplifie –t-il le savoir (inter) culturel ou bien s’il le développe quantitativement ? D’où la problématique suivante : « L’influence des Tice sur le comportement interculturel ».
L’apparition du concept (inter) culturelle étant lié à l’avènement de l’approche “communicative”, cette dernière a pour objectif d’enrichir les interactions à travers de différents actes communicatifs, en l’occurrence, le jeu de rôle.
Bien que ce dernier provoque des situations de communication observables et analysables en complémentarité avec d’autres moyens, il ne traduit pas les aspects de la rencontre interculturelle à cause de l’absence de cet « Autre » dont la culture est différente de celle de l’apprenant de FLE.
A ceci s’ajoute la difficulté de réinvestissement du savoir culturel et langagier dans des situations hors-classe surtout dans des pays où le français n’a pas de statut officiel malgré l’approche communicative adoptée dans les manuels de FLE.
Etude qualitative qui veut s’interroger sur l’efficacité de la rencontre virtuelle via les Tice par le biais des jeux de simulation tels les « serious games » afin d’exposer l’apprenant aux situations culturelles auxquelles il aura à faire pour une meilleure intégration sociale. Bref, le recours aux TICE devrait être bénéfique dans les deux sens. D’une part, l’enseignant transformerait la classe en un vrai lieu culturel ouvert à l’interculturalité. De l’autre, cela favoriserait l’autonomisation de l’apprenant lui permettant aussi de chercher dans d’autres disciplines.