Apprendre à apprendre : quels rôles pour des « espaces » d’apprentissage informel en ligne dans une formation institutionnalisée ?

Aziyadé KHADRAOUI , Université d'Annaba

RÉSUMÉ

Les outils asynchrones et travail collaboratif au service de la mise en place de l’Apprendre à apprendre : retour d’expériences

Il nous semble indéniable, à l’aire du foisonnement des grandes technologies dans différents domaines, en l’occurrence celui de l’apprentissage, d’occulter l’utilisation des TICE (Technologies de l’Information et de la Communication en Education) du champ de la didactique pour l’intégration de l’Apprendre à apprendre. Ainsi, à travers les multimédias sous toutes ses formes, et davantage les plateformes techno-pédagogiques, en open office qu’offrent Internet, une multitude d’interactions des apprenants dans les blogues ou les carnets d’apprentissage seront étudiées.

Plus précisément, nous nous demandons dans quelle mesure l’aspect social du Web 2 (Ollivier et Puren 2011) peut enrichir un environnement d’apprentissage pour soutenir la dimension sociale en autoformation. Concrètement, nous nous intéressons à un dispositif d’autoformation accompagnée visant l’autonomisation des apprenants dans le cadre de leur apprentissage d’un e langue étrangère, le français.

Nous appuyant sur le concept de l’évolution sociale de l’autonomie (Little 2012 et Lewis 2013), nous proposons lors de cette communication de vous présenter les résultats d’une expérience effectuée auprès d’un groupe d’étudiants inscrit au CEIL (Centre d’enseignement intensif des langues) de l’université d’Annaba intégré dans un dispositif hybride d’autoformation accompagné.

L’objectif de notre étude est de démonter les effets sociaux de l’apprentissage en autonomie intégrant le web2 sur le développement des compétences métacognitives en présence sociale. Nous nous appuierons pour cela sur les travaux de Grobois (2012) ainsi que sur la grille d’analyse de Garrison et Anderson (2003).