Un smartphone en classe ? Et si on dépassait les interdits ?

Isabelle BARRIÈRE, Méthodal OpenLab & Université de Grenoble (CNP-Idex formation)

Résumé
Depuis quatre décennies, l’enseignement des langues a vécu un bouleversement lié à l’accroissement de la mobilité, qu’elle soit choisie ou subie. Permettre aux nouveaux locuteurs l’acquisition de compétences langagières, culturelles et sociales adaptées demande un renouvellement constant des pratiques.
Quel que soit le contexte, scolaire, universitaire, professionnel, accueil, un enseignement efficace passe par un apprentissage effectif. Quoi de plus motivant, de plus attirant que d’exploiter les technologies ? Ces outils, et notamment le smartphone, font et feront partie de notre vie quotidienne. Par des projets, des tâches, des activités réalisées à l’aide d’un outil facilement accessible, le quotidien entre dans la classe, les pratiques pédagogiques se diversifient, les apprenants prennent conscience qu’une langue étrangère sert réellement, la langue disparaît derrière l’objectif concret à réaliser. Le bénéfice est total.
Reste à dépasser les interdits du téléphone en classe…

Abstract
For four decades, the way of teaching foreign langage has completelychanged due to an increased mobility, chosen or not. Allow new speakers to acquire adapted linguistic, cultural and social skills requires a constant renewal of practices.
Whatever the context, school, university or professional, effective teaching requires effective learning. What’s more motivating, more attractive than technologies ? These tools, and especially the smartphone, are and will be essential part of our daily lives. Through projects, tasks, activities produced with this easily accessible tool, everyday life comes into classroom, pedagogical practices are diversified, learners realize that a foreign language is really useful, language learning vanished behind the concrete objective to achieve. The profit is total.
But how overcome the prohibitions of the telephone in classroom ?

Méthodal 2018 s’est penché sur l’excellence pédagogique, didactique et linguistique. Mais qu’est-ce que l’excellence si celle-ci ne permet pas de s’adapter à la vie actuelle ? Comment proposer un enseignement, et donc un apprentissage d’excellence si l’on n’y intègre pas les outils d’aujourd’hui ? Il ne s’agit pas de les utiliser pour les utiliser ou pour « faire moderne », mais d’interroger leur pertinence et de repenser leur utilisation. Supprimer, interdire ces outils dans le cadre pédagogique va laisser de côté des apprenants qui pourraient s’améliorer grâce à eux. En revanche, les adapter, laisser la liberté aux apprenants de les utiliser, tout en les guidant, va permettre le développement de compétences diverses afin d’arriver à un résultat. Ce qui est, par définition, le rôle de l’École. Il s’agit donc de repenser enseignement et apprentissage en adéquation avec le XXI° siècle.
Utiliser un smartphone est courant, il suffit de regarder les passants dans la rue pour les voir consulter leur écran à tout instant, au risque d’ailleurs d’entrer en collision avec un autre passant tout aussi absorbé ou un élément urbain, voire un vélo ou une voiture en déplacement.
Le smartphone est entré dans les mœurs, il s’agit d’un objet du quotidien, au même titre que la télévision, qu’il tend du reste à remplacer.
Le public apprenant a donc en main un outil, véritable couteau suisse de la communication, qu’il utilise et dont il peut difficilement se séparer. Pourquoi faudrait-il le bannir de l’apprentissage ? Nous allons voir quelles sont les possibilités d’intégration en classe.
Les utilisations personnelles de cet outil principalement par les adolescents, sont multiples. Quelques exemples, par ordre alphabétique :

- communiquer, soit par la voix soit par le texte, textos classiques ou applications plus récentes
- consulter les réseaux sociaux
- écouter de la musique (ou regarder des clips)
- filmer
- jouer
- prendre des photos qui seront éventuellement mises en ligne
- regarder des vidéos, Youtube ou Snapchat sont les exemples les plus connus

D’autres utilisations sont envisageables, toujours par ordre alphabétique :

- acheter (un certain nombre de sites marchands ont en effet développé des applications facilitant les achats)
- écrire (prise de notes par exemple)
- lire (journaux ou livres)
- naviguer sur Internet
- (se) géolocaliser (pour trouver son chemin, un restaurant, un monument…)
- payer (dispositif qui tend à se répandre chez les commerçants)
- etc.

Il ne faut non plus oublier que l’usage d’un smartphone a aussi ses côtés sombres. Chez les jeunes, mais pas uniquement, le cyberharcèlement tend à augmenter, un tel outil en facilite le développement tant du côté harceleur que du côté harcelé.
Enfin, le smartphone permet aussi de travailler, notamment les langues. De nombreuses applications existent et se proposent de vous faire faire des progrès dans l’apprentissage d’une langue étrangère. Progrès réels, pédagogie adaptée ou non, peu importe ici, ce sont des moyens auxquels un téléphone connecté donne accès.

1. Pourquoi ne pas utiliser un smartphone en classe ?

Tous les usages décrits précédemment sont personnels et individuels, mais pourquoi ne pas utiliser cet outil aux multiples possibilités, comme nous venons de le voir, dans la classe ? Peut-être parce que de nombreux interdits existent...
Ceux-ci peuvent être d’ordre administratif, soit au travers de décrets officiels ou de lois, soit par le règlement interne de l’établissement. Dans les deux cas, les élèves ne peuvent pas utiliser un téléphone dans l’enceinte de la classe, voire de l’établissement.
Les interdits sociaux, probablement les plus insidieux, les plus tenaces également, jouent un grand rôle. La vox populi a un pouvoir très puissant qui agit parfois, sans que l’on s’en rende compte, sur nos manières de vivre, de faire et donc d’enseigner. Cela peut être des réflexions du genre :


- Il est « immoral » d’utiliser un téléphone en classe
- Le téléphone n’est pas un objet d’apprentissage
- Les livres, les cahiers et les stylos, il n’y a rien de mieux !

L’auto-censure s’ajoute en général à la précédente interdiction. Un enseignant ne va pas utiliser un smartphone en classe, parce que cela « ne se fait pas ». Ou bien parce qu’il n’en a pas lui-même, ou qu’il ne sait pas s’en servir. D’autres arguments surgissent aussi fréquemment :


- Les ados sont déjà avec leur smartphone à la main, on ne va pas continuer en classe !
- Ça va perturber le cours.
- Ils vont faire autre chose !
- Ils ne vont pas écouter ce que je dis !

Enfin, il est aussi envisageable d’être confronté à d’autres obstacles :
- l’aspect technique : le réseau ne passe pas ou très difficilement dans l’établissement
- l’aspect financier : un smartphone a un coût certain, les abonnements également, tout le monde ne peut donc pas se permettre d’avoir un tel objet dans sa poche.

2. Oui, mais… ces interdits sont-ils vraiment infranchissables ?

Si l’on commence par l’auto-censure, on se rend compte que finalement ces arguments sont facilement contredits, ne pas avoir de smartphone ou ne pas savoir s’en servir est peu important, puisque sont les apprenants qui vont l’utiliser et non les enseignants. D’autre part, utiliser cet outil en cours ne va en rien perturber le déroulement de l’apprentissage dans la mesure où le smartphone sera impliqué, où il servira à la réalisation d’un projet ou d’une tâche. De plus, en donnant suffisamment d’activités à réaliser, il restera peu de temps aux élèves pour faire autre chose que ce qui leur a été confié.
Dans le monde, il y a près de 7,7 milliards d’abonnements mobiles souscrits fin 2017, selon les estimations de l’Union internationale des télécommunications (agence des Nations unies pour le développement spécialisé dans les technologies de l’information et de la communication). C’est davantage que la population mondiale qui compte 7 milliards d’habitants, selon l’ONU. Parmi ces abonnements, 54 % concernent les smartphones. Il paraît donc difficile d’ignorer le téléphone et encore plus de le mettre à l’écart. Le poids de la vox populi paraît donc bien légère face à la réalité.
En dehors des cas extrêmes où les téléphones sont confisqués à l’entrée de l’établissement, il y a toujours moyen de contourner, légalement, les interdits administratifs. Bien souvent, l’utilisation pédagogique est autorisée ou négociable. De plus, le smartphone n’est pas utilisé en tant que tel, ce sont les outils qu’il contient qui sont utilisés. Et si malgré cela, l’utilisation du téléphone paraît impossible, il sera utilisé en dehors de la classe.
Enfin, les obstacles extérieurs tels que l’absence de réseau ou un nombre de smartphones inférieur au nombre d’apprenants, ne sont pas majeurs. En effet, une connexion n’est pas une nécessité en classe, quant au petit nombre de téléphones disponibles, cela va favoriser le travail de groupe.

3. Comment dépasser ces interdits ?

Nous avons vu quelles pouvaient être les utilisations personnelles d’un smartphone, voyons maintenant ce qu’il est possible d’en faire dans un cadre pédagogique. Pour cela, nous allons nous intéresser principalement à une utilisation de trois fonctions : l’appareil photo, la caméra, l’enregistrement audio dans le cadre d’un travail de groupe. Nous allons également nous appuyer sur un outil en ligne, disponible via le navigateur du téléphone, via une application ou, plus classiquement, via un ordinateur connecté à Internet : Padlet (http://padlet.com). Cet outil permet une publication sur un « mur » virtuel collectif de manière synchrone. (Seul l’enseignant doit créer un compte. Il lui suffira ensuite de communiquer l’adresse à ses apprenants). Toutes les activités possibles peuvent être réalisées en classe ou hors classe. L’interdiction officielle d’un smartphone en classe n’est donc plus un obstacle.
Lors de cet atelier, les participants ont donc réfléchi aux activités possibles avec ces trois fonctions et ont publié leurs idées sur le mur créé pour Méthodal 2018, à l’aide de leur smartphone.

Propositions des participations de l’atelier « Un smartphone en classe ?
Et si on dépassait les interdits » Méthodal 2018

Sans connexion au réseau, les activités possibles sont multiples :
Avec la fonction photo
- Conserver ce qui est écrit au tableau et le déposer ensuite sur un espace commun
- Réaliser des photos (qui seront déposées sur un mur Padlet une fois la connexion au réseau possible.)
Exemple : Réaliser un visage avec le contenu d’un sac ou d’une trousse (sur le modèle des visages peints avec des fruits et légumes de Giuseppe Arcimboldo). Chaque photo est déposée sur un mur, puis les élèves votent pour le visage le plus réussi.

Avec la fonction enregistrement
- Enregistrer un monologue/dialogue (par exemple, un commentaire du visage réalisé avec le contenu du sac.
- Enregistrer la lecture d’un document, qui sera ensuite écouté par un autre apprenant avec co-correction.
- Interviews entre apprenants sur des sujets comme les sports, l’alimentation…
- Interview de préférence non préparée afin que la langue française soit utilisée en contexte réel.
- Dicter un texte au téléphone qui « l’écrit » (après activation de la fonction), cela va permettre de travailler la prononciation et l’articulation.

Avec la fonction vidéo
- Interview filmée
- Découverte-présentation de lieux de vie, ville…

Avec une connexion au réseau, il va être possible de mettre en place d’autres activités :
- faire des recherches sur Internet pour préparer un débat par exemple, ou réaliser un rallye sur Internet ;
- accéder à des aides comme les conjugueurs, les dictionnaires, les images qui vont permettre de débloquer une situation et donc de donner confiance aux apprenants, si ces aides sont raisonnablement utilisées ;
- accéder à des ressources diverses, journaux, magazines, audio, vidéo ;
- accéder à des ressources sélectionnées via une plateforme (avec application) ou un espace de partage ;
Exemple : l’enseignant peut ainsi faire travailler des groupes sur des supports différents (Vidéo, audio, texte, image...), avec un document comportant des questions de compréhension. Puis au bout d’un temps déterminé, de nouveaux groupes sont constitués avec un représentant des groupes précédents. Une mise en commun des informations obtenues par les documents sera alors effectuée. Enfin, les groupes initiaux seront réunis pour faire un bilan de ce qui a été compris. Un résumé collectif pourra être élaboré, à l’oral ou à l’écrit, posté, écouté ou lu et commenté, une autre possibilité est de le réaliser grâce à des outils synchrones où chaque groupe peut coopérer en temps réel. Compréhension, production, interaction et médiation seront ainsi travaillées en peu de temps.

4. Pour quoi dépasser ces interdits ?

Cependant, des activités ne peuvent réellement faire sens que si elles participent à la réalisation d’un projet.
Le tableau ci-dessous présente quelques projets avec l’utilisation d’une ou plusieurs des fonctions : enregistrement audio, caméra, photo.

Tous ces projets, qui doivent être choisis par les apprenants et non imposés par l’enseignant, peuvent bien sûr être réalisés sans smartphone. Ce n’est pas l’outil qui fait le projet. Cependant, entre utiliser trois ou quatre outils différents, appareil photo, caméra, enregistreur puis ordinateur, ou un seul appareil connu de tous, il paraît assez évident d’opter pour ce qui impliquera les apprenants de façon simple.

De l’action à la publication, il faut parfois passer par une étape de traitement du son, de l’image ou de la vidéo. Il existe des logiciels simples et gratuits pour les ordinateurs ou des applications pour smartphone. Il est préférable de laisser aux apprenants la liberté de choisir ce qu’ils préfèrent. Le résultat devant être le meilleur possible. Cette liberté les responsabilisera et les impliquera davantage dans le projet.

5. Pourquoi dépasser ces interdits ?

Lors de ces projets et activités réalisés à l’aide d’un mobile multifonction, différentes compétences vont être mises en jeu :
- des compétences techniques qui seront acquises et développées peu à peu : cadrer une photo, enregistrer ou filmer en faisant attention au bruit ambiant…
- des compétences sociales : médier des concepts, des idées ou des informations, écouter les autres, travailler ensemble, collaborer, interagir, devenir autonome, s’entraider...
- des compétences langagières : linguistiques, phonologiques, mais aussi des compétences culturelles

Enfin, la langue sera utilisée dans un cadre réel, avec un but concret et réalisé et non plus uniquement pour la note. C’est aussi en voyant les réalisations de leurs enfants que les parents seront convaincus que des exercices de grammaire ne sont pas une solution unique. Apprendre une langue requiert de l’utiliser.
L’apprenant devient alors véritablement un acteur impliqué dans son apprentissage avec un rôle social à jouer au sein de son groupe.
Le volume complémentaire du CECR publié en 2018 et intitulé « Mise en œuvre de l’approche actionnelle - Cadre européen commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer - Volume complémentaire avec de nouveaux descripteurs » reprend, page 27, et précise ce qui était déjà annoncé :

L’approche innovante du CECR tient dans la façon de considérer les apprenants comme des utilisateurs de la langue et comme des acteurs sociaux, et par conséquent de voir la langue comme un moyen de communication plutôt que comme un objet d’étude. […] En classe, l’application de l’approche actionnelle a plusieurs conséquences. Considérer les apprenants comme des acteurs sociaux signifie qu’on les implique dans le processus d’apprentissage[…] Considérer les apprenants comme des utilisateurs de la langue, implique un usage important de la langue cible en classe – il s’agit d’apprendre pour utiliser la langue plutôt que d’apprendre la langue (en tant qu’objet d’apprentissage).[…] L’approche actionnelle implique avant tout des tâches ciblées, collaboratives dans la classe, et dont l’objet principal n’est pas la langue.[…] Si l’objectif principal d’une tâche n’est pas la langue, cela peut être une autre production ou un autre résultat (par ex. la planification d’une sortie, faire une affiche, créer un blog, monter un festival, choisir un candidat, etc.).

Les projets doivent être réellement réalisés. Ainsi, si la planification de la sortie est préparée, la sortie doit avoir effectivement lieu. Si une affiche est réalisée, elle doit l’être pour un événement réel et exposée dans l’établissement.
Dans tous ces projets, l’enseignant n’est plus celui qui détient le savoir ou la bonne solution. Il est là pour orienter les apprenants, les guider… Cela va donc lui demander d’être réactif, spontané. Il est le maître d’œuvre, les apprenants sont les artisans. Or, sans artisan, il n’y a pas d’œuvre, sans apprenant, il n’y a pas de projet. Mais sans maître d’œuvre, il n’y a pas d’œuvre et sans enseignant, il n’y a pas de projet. Enseignant et apprenants sont engagés dans le même projet et ont chacun une responsabilité dans son déroulement et sa réussite.

6. Une dernière remarque

Avant de conclure, une dernière remarque s’impose. En utilisant un smartphone dans le cadre d’un projet, les apprenants vont aussi apprendre à respecter leurs équipiers, les personnes qu’ils vont photographier, interviewer et/ou filmer. En effet, sans leur autorisation, il ne sera pas possible d’utiliser leur image ou leur voix et encore moins de la diffuser sur Internet. D’autre part, certains bâtiments ne peuvent pas être photographiés comme sujets principaux. Par exemple, il n’est pas possible de photographier la tour Eiffel et de diffuser cette photo, elle doit faire partie du paysage de la photo mais ne pas en être le sujet principal. Il en est de même pour la Pyramide du Louvre.
Le droit à l’image, qui comprend la voix et les œuvres architecturales, est donc un point de vigilance qui doit être abordé.

7. Donc…

Pour conclure, nous avons vu que le smartphone est bel et bien un outil multifonction, utilisons donc le dans ce sens. Mobile, il est peu encombrant et transportable ; multifonction, il permet, entre autres, de photographier, filmer, enregistrer…
Mettons les apprenants en action, proposons-leur des tâches et des projets qui soient complémentaires des activités proposées par les ouvrages ou qui, pourquoi pas, les remplacent.
Tâches et projets choisis et mis en œuvre par les apprenants auront l’immense avantage d’être en adéquation avec leur réalité.

Un smartphone en classe ! Dépassons les interdits !

RÉFÉRENCES

Barrière, I., Émile, H., Gella, F. (2011). Les TIC, des outils pour la classe. Grenoble, France : PUG.

Conseil de l’Europe (2001). Cadre européen commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer. Repéré sur le site du COE : http://rm.coe.int/16802fc3a8

Conseil de l’Europe (2018). Mise en œuvre de l’approche actionnelle. Cadre européen commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer. Volume complémentaire avec de nouveaux descripteurs. Repéré sur le site du COE : http://rm.coe.int/cecr-volume-complementaire-avec-de-nouveaux-descripteurs/16807875d5

Cordina, D., Rambert, J., Oddou, M. (2018). Pratiques et projets numériques en classe de FLE. Paris, France : CLE International.

Guichon, N. (2012). Vers l’intégration des TIC dans l’enseignement des langues. Paris, France : Didier.

Karsenti, T. (2018). Faut-il bannir les smartphones de l’école ? Le magazine de l’éducation n° 4, TechEduLab, ESPÉ. Cergy, France. Repéré sur le site de l’auteur : http://www.karsenti.ca/documents/view/212

Ollivier, C., Puren, L. (2011). Le Web2.0 en classe de langue, une réflexion théorique et des activités pratiques pour faire le point. Paris, France : Éditions Maison des Langues.

Serres, M. (2013). Petite Poucette. Paris, France : Éditions Le Pommier.